Séance plénière du 14 novembre 2005
Intervention sur
l’attribution, des dotations prévisionnelles de fonctionnement aux EPLE de
l’éducation nationale, agricoles et maritimes pour l’année 2006
Olivier Le Pichon pour le
groupe CGT
Le texte d’accompagnement du programme 441 appelle
quelques remarques et interrogations de notre part.
Globalement, les effectifs
sont en légère baisse. Dans ce cadre, il serait utile de rediscuter de la
dotation de viabilisation. En effet, malgré les efforts consentis par la
Région, des établissements sont pénalisés par les pertes d’effectifs et le
rapport joue en leur défaveur. Il conviendrait sans doute d’instaurer un
complément de viabilisation qui dépasse le critère des 250 élèves. Quelque
soit le nombre d’élèves dans un établissement, des charges restent
incompressibles. C’est particulièrement vrai dans les établissements qui ont de
nombreux mètres carrés en ateliers.
Nous estimons très
optimiste le fait que le Conseil Régional se réfère à une hausse prévisionnelle
des prix de 1,50% lorsque l’on connaît les hausses des produits pétroliers. Gageons que les comptables
des établissements auront des choix drastiques à faire en cas d’hiver un peu
rigoureux.
Les difficultés sociales
entraînent de nouvelles pratiques. Ainsi le texte fait référence à l’extension
des prestations à la demande pour la demi-pension. Nous pensons que l’extension
de l’achat de repas à l’unité correspond, dans certains cas, à des aménagements
de l’emploi du temps des jeunes mais que bien souvent il correspond à
l’impossibilité pour certaines familles de faire face aux dépenses. Nous
proposons qu’une étude soit réalisée sur cette pratique et qu’en parallèle la
promotion de la restauration scolaire soit faite. Il serait utile de développer
une information sur l’existence et l’intérêt du fonds social lycéen.
Nous nous interrogeons sur
la mise en place de la LOLF dans l’académie. Avec Bordeaux, Rennes était
académie d’expérimentation cette année. Ne serait-il pas pertinent de faire une
étude qualitative sur les conséquences de la LOLF dans le fonctionnement des
EPLE ?
Enfin, nous rappelons que
le Conseil Régional a fait des choix, que nous soutenons, de développement de
l’enseignement du gallo et du breton. Ces choix se traduisent par des dotations
aux établissements. Nous avons déjà dit qu’il s’agit de choix politiques.
De la même manière, le
Conseil régional a fait le choix politique d’inscrire au PPI des Lycées
professionnels menacés de fermeture. Le Conseil Régional a entendu la
mobilisation des populations des établissements concernés.
Nous pensons que notre
proposition de plan d’urgence pour l’enseignement professionnel pourrait se
traduire par une dotation supplémentaire à l’enseignement professionnel public.
C’est une décision qui
marquerait un premier pas contre la politique de régression éducative qu’entend
nous imposer le gouvernement Villepin en voulant étendre l’apprentissage dès 14
ans pour les jeunes les plus en difficulté.