à
la CAP N° 4
de
la Direction Régionale de Rennes
à Monsieur Christian Le Cornec
Direction Régionale de Bretagne
Président de la
Commission Administrative Paritaire N° 4
Monsieur
le Président,
Vous
convoquez aujourd’hui la Commission Administrative Paritaire N°4 de la
Direction Régionale de Rennes pour statuer sur la mutation dans l’intérêt du
service entraînant un changement de résidence administrative pour 3 agents, 2
de l’URR en résidence à Pleumeur Bodou et 1 agent de l’Agence Haute Bretagne en
résidence à Lannion.
A
deux reprises, les représentants élus du personnel et les organisations
syndicales CGT et SUD ont sollicité une audience sur ce sujet.
En
effet, la procédure de mutation d’office d’un fonctionnaire de l’Etat dans
l’intérêt du service est une procédure administrative qui constitue une mesure
grave.
Cette
dernière ne devrait être retenue que lorsque toutes les possibilités de
reclassement dans la résidence ont été épuisées et même alors, l’affectation en
surnombre provisoire dans un service de la résidence administrative la plus
proche doit être envisagée.
Or
dans le cas précis qui nous préoccupe, nous considérons que la recherche de
postes sur Lannion aurait du se poursuivre.
Le
bassin d’emploi de Lannion avec près de 1800 agents de France Telecom offrant
logiquement plus de possibilités de déploiement que celui de Guingamp où à la
suite de restructurations plusieurs agents ont déjà des difficultés à retrouver
un poste de travail.
Vous
dites avoir eu dans le cadre des évolutions du CTS de Pleumeur Bodou et de DOM
+ à Lannion une concertation avec les organisations syndicales. Vous avez
simplement communiqué lors du Comité Territorial du 12 décembre 2002 sur la
fermeture de ces services et sur la création d’un dispositif spécifique au
bassin Lannionais.
Depuis
les organisations syndicales n’ont pas été concertées au niveau de l’URR, de
l’AHB ou de la DRH de la Direction Régionale.
Nous
ne savons pas quels critères ont été retenus pour attribuer les postes proposés
aux salariés en déploiement.
L’ancienneté,
la situation familiale et financière ont elles été prises en
considération ?
Nous
avons découvert le problème de ces trois agents en recevant la première
convocation à une CAP le 28 mars.
A
aucun moment l’intérêt du service n’est clairement explicité dans les documents
que vous avez remis aux représentants du personnel élus à la CAP.
Les
agents concernés n’étaient même pas avertis de la mise en route de cette
procédure qui va pourtant fortement porter atteinte à leur situation
professionnelle et à leur situation matérielle.
Cette
façon de procéder nous laisse à penser que derrière la mutation dans l’intérêt
du service se cache en réalité une mesure disciplinaire contre ces 3 agents.
Nous
rappelons également que les postes proposés aux agents doivent correspondre au
niveau et aux attributions de leur grade définies dans les statuts particuliers
les régissant.
Ce
n’est manifestement pas le cas pour l’un d’entre eux, technicien supérieur que
vous voulez affecter sur un poste d’opérateur du 712 de niveau 2-1.
Dans
plusieurs affaires récentes ( Jacquet, Montana…) les tribunaux ont rappelé à
France Telecom ou à La Poste cette obligation.
D’autre
part, les fonctionnaires mutés dans l’intérêt du service sont prioritaires pour
occuper tout emploi de leur niveau qui deviendrait vacant sur leur résidence
administrative antérieure ou sur la résidence la plus proche de leur domicile.
Nous
demandons à la CAP de tenir compte de ces éléments et de se prononcer en faveur
du maintien ou de l’affectation des agents concernés en résidence Lannion.
Les
2 agents de l’URR dont l’affectation est prévue à la CIL pourraient prendre
leur service sur Lannion et ensuite intervenir sur tous les sites du secteur (
Lannion, Guingamp…).
Quant
à l’agent de l’AHB une solution pourrait être trouvée au niveau de l’USCB
puisqu’au départ 3 postes de Techniciens Intervention étaient offerts aux
agents de Pleumeur Bodou ( 2 sur Lannion et 1 sur Guingamp) or celui de
Guingamp a mystérieusement disparu. Nous demandons qu’il soit transféré sur
Lannion.
Compte
tenu de l’investissement important de l’ensemble des acteurs pour régler au
mieux le dossier difficile de reclassement des agents du CTS de Pleumeur Bodou
qui comptait il y a quelques années plus de 150 agents, il serait vraiment
dommage pour l’avenir de buter sur le reclassement en résidence de trois agents
qui rappelons le ont postulé sur des postes.
A Rennes, le 9 avril 2003
Les élus CGT à la CAP