Déclaration
préalable des représentants de la CGT
au CHSCT
Territorial de la Direction Régionale de Bretagne
du
Vendredi 11 avril 2003
La préservation de la santé des personnels entendue comme un état complet de bien être physique, mental et social devrait rester un objectif permanent dans une entreprise, même et surtout lorsque celle ci est soumise à des tensions importantes liées aux exigences réelles ou supposées de la compétitivité.
L’article
L 230-2 du Code du Travail rappelle les principes de prévention et fixe les
responsabilités du chef d’établissement qui « doit prendre les mesures
nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale
des travailleurs.. »
Le
CHSCT quant à lui doit avant tout se préoccuper de la santé physique et mentale
des salariés et de leur sécurité au travail et après une analyse des risques
faire des propositions de prévention.
L’importance
du CHSCT est aujourd’hui ravivée par le constat que ce soit par les médecins ou
par les assistantes sociales d’un développement des maladies liées à
l’instabilité des structures et à la dégradation des conditions de travail par
la demande constante d’augmentation de la productivité et tout particulièrement
sur les plate-formes. Amplification du stress, charge mentale excessive et
montée de l’angoisse deviennent des symptômes quotidiens du malaise.
Aujourd’hui
notre CHSCT devrait donc travailler sur les conséquences et les risques
encourus par les personnels lors des restructurations, des déplacements
géographiques ou changement de métier.
Au
lieu de cela vous nous proposez un
texte sur les Congés Ordinaires de Maladie issu d’un groupe de travail qui n’a
rien à voir avec le CHSCT et qui voudrait je cite « communiquer aux
CHSCT et aux associations de personnel sur la problématique des COM et les
informer de la démarche pour les impliquer dans les actions visant à réduire
les COM »
Le
moins que l’on puisse dire c’est que vous ne manquez pas de culot et que ceci
dénote un mépris pour cette institution. Le CHSCT n’a aucun ordre à recevoir
d’un groupe de travail et ne s’impliquera que dans des actions qu’il aura
décidé par un vote.
Pour
notre part nous refusons d’aborder cette question au CHSCT sous cette forme.
France
Telecom doit prendre ses responsabilités. Vous supprimez des emplois, vous
réorganisez sans cesse les services, vous exigez toujours plus au 12 et 712 par
exemple mais aussi sur les autres
plate-formes comme Wanadoo, 10-14,10-15, 10-13…
Tout
cela entraîne des arrêts de maladie et au lieu de vous attacher à résoudre le
mal être des agents vous voudriez que le CHSCT s’implique dans des actions de
menace et d’intimidation visant à réduire de 28% le nombre d’absence pour
maladie d’ici fin 2003.
Nous
constatons que depuis la fameuse directive de la DRH Groupe pour 2002 qui se
fixait comme priorité la chasse à l’absentéisme pour maladies, les responsables
chargés du dossier n’ont pas chômé .
Sans
que jamais la discussion ne vienne au CHSCT territorial la direction
régionale à appliqué un certain nombre
de directives précises regroupées sous le titre « réduire l’absentéisme à
FTSA ».
Les
directives contenues dans la restitution du groupe de travail ont une tournure
exclusivement répressive, menaçante, culpabilisante et posent le problème du
respect du secret médical.
Ainsi
se permet-on de ne souligner que le coût financier engendré par
« l’absentéisme ». Drôle de vision que celle où le salarié malade ou
victime d’un accident de travail devient coupable de coûter cher à
l’entreprise !!!
Quant
à l’entretien dit de « réaccueil » systématisé son objectif est
carrément inquisiteur.
Le
document ajoute également « s ‘assurer que la pathologie qui a
conduit à l’arrêt est bien justifiée ». Cette fois la suspicion s’exerce à
l’égard du médecin traitant qui aurait sans doute délivré un arrêt de travail
abusif ?
Sur
la partie organisation de la sécurité au sein de la DR Bretagne et la
nomination de préventeurs nous regrettons que ces postes n’aient pas été
ouverts par l’intermédiaire d’un CAP avenir aux CLSHCT des Unités qui
accomplissaient déjà des missions très proches de celles dévolues aux
préventeurs. Nous n’avons pas eu connaissance d’appels à candidature sur ces
postes.
Enfin
nous rappelons que toutes facilités doivent être données aux représentants du
personnel au CHSCT pour accomplir leur mission. Une représentante CGT s’est vu
refusée par son Unité la compensation des heures de délai de route. Nous
demandons que ce problème soit réglé rapidement.
A
Rennes, le vendredi 11 avril 2003