La Conférence Nationale des Métiers Techniques CGT

du secteur des télécommunications des 3 et 4 février 2000, appelle à une action forte pour le 15 février 2000

(journée du Comité Paritaire National)

 

 

Cet appel a été voté par l’ensemble des représentants des régions et départements.

 

France Télécom dans la poursuite de sa stratégie, organise une nouvelle restructuration de grande ampleur. Celle-ci touche l’ensemble des personnels des services techniques et ayant des conséquences sur l’ensemble des métiers à France Télécom (Agences, RH, UIR, UER, DVRN, FTRSI, FTM, Publiphonie, Filiales etc [1]).

 

Supprimer des emplois pour restructurer.

Restructurer pour supprimer des emplois.

 

Telle est la logique actuelle de Michel BON qui se traduit par l’accentuation de la souffrance au travail.

 

France Télécom ne doit pas être simplement une entreprise de services. Les tempêtes ont montré que le réseau reste bien l’outil indispensable pour permettre la continuité de ces services.

 

Seul le service public de proximité le permet. Pour cela, il faut des moyens humains et matériels. S’opposer fermement à la concentration des services, c’est mettre l’emploi et l’investissement au cœur de nos revendications.

 

L’accord sur l’aménagement et la réduction du temps de travail signé par les dirigeants des Fédérations FO, CFTC, et CGC (représentant moins de 20% du personnel) est dans la même logique. Il doit être dénoncé. L’action doit se développer avec l’emploi au cœur.

 

Un défi nous est lancé.

 

L’autoritarisme de nos dirigeants, soutenu par les pouvoirs politiques actuels doit être combattu.

 

Après le 14 décembre 99 (grève majoritaire à France Télécom) poursuivons ensemble le mouvement de protestation nécessaire  pour les obliger à changer leur politique sur le secteur des télécommunications.

Revendiquer un service public de proximité, c’est combattre le monopoly financier suicidaire pour l’emploi dans lequel France Télécom s’est engagé.

 

Les profits dégagés grâce aux salariés de France Télécom doivent être au service des usagers donc investis sur l’emploi et la modernisation du réseau.

 

La CGT réaffirme haut et fort que la communication est un droit et non une marchandise.

Elle doit être accessible à tous.

 

C’est pourquoi la Conférence nationale des Métiers Techniques appelle dès maintenant à se réunir dans les services et à décider démocratiquement et unitairement de toutes les formes d’action qui rassembleront le plus de monde possible pour le 15 février 2000, jour où se tient le comité paritaire national sur les restructurations des services.

 

Interpellons les autres organisations syndicales pour que cette journée d’action soit unitaire.

 

Beaulieu Sainte Assise, le 4 février 2000



[1] RH : Ressources Humaines – UIR : Unité Intervention Réseau – UER : Unité Exploitation Réseau – DVRN : Division Réseaux Nationaux – FTRSI : France Télécom Réseau Services Internationaux – FTM : France Télécom Mobiles

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